
Avec l’arrivée du GEO, la manière de créer du contenu a changé, pour espérer aussi ressortir dans le classement des IA.
Ce que vous ne voyez pas : votre question n’a pas été cherchée une seule fois. Elle a été découpée en une série de recherches que vous n’avez jamais tapées !
Ce mécanisme s’appelle le query fan-out. Il explique pourquoi une page peut être citée par une IA sans être première sur Google, et pourquoi une page bien classée peut être ignorée. Voici comment il fonctionne, avec des exemples concrets, et ce que ça change pour vos contenus.
C’est quoi le query fan-out ?
Définition
Le query fan-out (littéralement, le « déploiement en éventail » de la requête) est la technique par laquelle un moteur de recherche à base d’IA découpe une question en plusieurs sous-requêtes, les lance en parallèle, puis assemble les résultats en une seule réponse. Une requête entre, plusieurs requêtes sortent, une réponse revient.
Le terme vient de Google. Il apparaît dès l’annonce du mode IA en mars 2025, puis à la conférence Google I/O de mai 2025 : le système décompose la question en sous-thèmes et lance de nombreuses recherches simultanées à la place de l’internaute. Depuis décembre 2025, la documentation officielle de Google Search Central indique que les AI Overviews (les résumés générés par IA en haut des résultats) et le mode IA peuvent tous deux utiliser cette technique.
L’enjeu n’est pas marginal : selon Robby Stein, vice-président produit de Google Search, interrogé par Search Engine Journal, les expériences de recherche à base d’IA de Google touchent environ 1,5 milliard d’utilisateurs chaque mois.
Query fan-out, query expansion et recherche sémantique
Ces trois notions sont proches, mais ne font pas la même chose. Le query expansion (expansion de requête) existe depuis longtemps : il enrichit une seule requête avec des synonymes pour ramener plus de résultats. La recherche sémantique comprend le sens d’une requête plutôt que ses mots exacts.
Le fan-out s’appuie sur les deux, mais va plus loin : il devine les questions que vous n’avez pas posées et les cherche séparément.
| Technique | Ce qu’elle fait | Exemple avec « logiciel devis plombier » |
|---|---|---|
| Query expansion | Ajoute des termes proches à une requête unique | logiciel devis plombier, chauffagiste, artisan |
| Recherche sémantique | Comprend l’intention derrière les mots | Comprend qu’un « outil de chiffrage » répond aussi à la question |
| Query fan-out | Lance plusieurs requêtes différentes en parallèle, puis fusionne | Prix, application mobile, export comptable, avis, alternatives… |
Comment fonctionne le query fan-out ?
Google ne publie pas le détail de son système. Mais entre ses annonces, ses brevets et ce qu’on observe dans les réponses, le fonctionnement se résume en quatre étapes.

1. L’IA analyse la question
Le modèle de langage (une version de Gemini chez Google) identifie l’intention, les entités en jeu (un métier, un lieu, un produit, une marque) et les contraintes implicites. C’est aussi à ce moment qu’il décide si un fan-out est utile ou non.
2. Elle génère des sous-requêtes
D’après les brevets de Google et les analyses publiées par les spécialistes, ces sous-requêtes sont de plusieurs natures :
- des reformulations de la question d’origine ;
- des questions implicites, celles que l’internaute se posera forcément ensuite ;
- des requêtes comparatives (A ou B, alternatives à A) ;
- des requêtes centrées sur une entité précise (une marque, un logiciel, une ville) ;
- des requêtes adaptées au contexte de l’utilisateur (localisation, historique) quand l’outil y a accès.
3. Elle lance les recherches en parallèle
Chaque sous-requête interroge une ou plusieurs sources : l’index web classique, le Knowledge Graph (la base d’entités de Google), Google Shopping, Google Maps ou l’actualité. S’il reste des trous après ce premier passage, le système peut relancer une deuxième vague de sous-requêtes pour les combler.
4. Elle synthétise et cite ses sources
L’IA assemble les meilleurs passages trouvés pour chaque facette. Une même réponse peut donc mélanger un paragraphe d’un site A sur les prix, un tableau d’un site B sur les fonctionnalités et un avis tiré d’un site C.
À retenir
Avec le query fan-out, vous n’êtes plus en concurrence page contre page, mais passage contre passage, sur chaque sous-question. Une seule section bien construite peut suffire à être cité.
Toutes les recherches déclenchent-elles un fan-out ?
Non. Une question factuelle simple, comme « capitale de l’Espagne », n’a pas besoin d’être découpée. Plus la question est complexe, nuancée ou orientée vers une décision, plus le fan-out est large.
Google a aussi présenté Deep Search, une recherche approfondie qui reprend la même technique en la poussant plus loin, pour les questions qui demandent un vrai travail d’enquête.
Quid de ChatGPT, Claude et Perplexity ?
Le mot est propre à Google, mais le principe est général. ChatGPT en mode recherche, Perplexity ou Claude lancent eux aussi plusieurs recherches pour répondre à une seule question, et certains outils laissent même voir les requêtes passer pendant qu’ils travaillent.
Chaque moteur découpe à sa façon, avec ses propres sources. Dans mon étude Google vs IA (octobre 2026, échantillon pilote de 29 requêtes), ChatGPT et Claude n’ont que 40 % de logiciels recommandés en commun, Claude et le mode IA de Google 32 %, ChatGPT et Google 26 %. Être visible sur un outil ne garantit donc rien sur les autres.
4 exemples de query fan-out
Une précision d’abord : Google n’affiche pas les sous-requêtes qu’il génère, et elles changent d’une recherche à l’autre. Les exemples ci-dessous sont des reconstitutions plausibles, pas une liste des vraies requêtes de Google. Ils servent à comprendre la logique.
Exemple 1 : « déménager à Denver », l’exemple du brevet de Google
Dans sa demande de brevet US20240289407A1, consacrée à la génération de requêtes à partir d’un prompt, Google illustre le principe avec une recherche sur un déménagement à Denver. Le système en tire plusieurs sous-thèmes : les quartiers, le coût de la vie, les activités, les avantages et les inconvénients.
Un guide qui ne parle que des quartiers couvre une seule branche de l’éventail. Celui qui traite les quatre a quatre occasions d’être retenu comme source.
Exemple 2 : un SaaS vertical et « meilleur logiciel de gestion pour plombier »
C’est exactement le type de requête que j’ai analysé dans mon étude Google vs IA. Un SaaS vertical (un logiciel conçu pour une seule profession) est jugé sur bien plus que sa page d’accueil :
| Sous-requête plausible | Ce que l’IA cherche à savoir | Page qui y répond |
|---|---|---|
| logiciel devis facture plombier | Les fonctionnalités clés du métier | Page métier ou page fonctionnalité |
| prix logiciel gestion artisan | Le budget à prévoir | Page de tarifs |
| application mobile intervention chantier | L’usage sur le terrain | Page fonctionnalité |
| logiciel plombier export comptable | La compatibilité avec les outils existants | Page d’intégration |
| logiciel A ou logiciel B | Les alternatives | Page de comparaison |
| avis logiciel gestion plomberie | La preuve sociale | Études de cas, avis, comparateurs |
Le problème, c’est que beaucoup d’éditeurs n’ont tout simplement rien à proposer sur la moitié de ces branches. Dans mon baromètre SEO des SaaS français (octobre 2026, 246 éditeurs), seuls 16 % des SaaS verticaux publient au moins cinq contenus de comparaison, contre 38 % des horizontaux. Même écart sur les pages d’intégrations : 16 % contre 39 %. Sur ces sous-groupes, la marge d’erreur atteint ±8 à ±11 points, mais l’écart reste net.
Exemple 3 : une entreprise locale et « plombier pour une fuite un dimanche au Mans »
Ici, le fan-out mélange recherche web et données locales. Les sous-requêtes plausibles : plombier d’urgence au Mans, plombier ouvert le dimanche, tarif d’un dépannage le week-end, délai d’intervention, avis clients.
Pour être retenu, il faut que ces informations soient écrites noir sur blanc et faciles à extraire : horaires, zone d’intervention, fourchette de prix. Or les bases ne sont pas toujours là. Dans mon baromètre SEO du Mans (octobre 2026, 418 sites d’indépendants accessibles), seuls 35 % des indépendants mentionnent « Le Mans » dans leur balise title, et 22 % utilisent des données structurées LocalBusiness (un code qui décrit l’entreprise aux moteurs : adresse, horaires, activité).
Rien ne prouve qu’un balisage seul fasse citer une page par une IA. Mais une information claire, structurée et cohérente avec votre fiche Google Business Profile laisse moins de place à l’ambiguïté.
Exemple 4 : un e-commerce et « crème dépilatoire pour peau sensible »
Une requête produit se découpe en questions d’ingrédients, de comparaison et de confiance : ingrédients à éviter sur peau sensible, crème dépilatoire ou cire, comment faire un test de tolérance, crème fabriquée en France, avis.
C’est la logique que j’ai suivie avec Dépile Argile, une petite marque e-commerce dans un secteur très concurrentiel. Plutôt que d’attaquer de front les mêmes mots-clés que les grandes marques, nous avons misé sur des angles peu couverts : le savoir-faire et la fabrication des crèmes. Résultat : en 6 mois, le trafic est passé de 500 à plus de 3 000 visiteurs par mois, avec plusieurs mots-clés business dans le top 3.
Pourquoi le query fan-out change le SEO ?
Être bien classé ne suffit plus à être cité
En juillet 2025, une étude d’Ahrefs trouvait qu’environ trois quarts des pages citées dans les AI Overviews se classaient dans le top 10 de Google. Dans la mise à jour de cette étude, publiée après l’arrivée de Gemini 3, la proportion tombe autour de 38 %. En ne gardant que les résultats organiques, 36 % des pages citées se situent même au-delà du top 100.
Ahrefs avance le fan-out comme une explication possible, sans confirmation de Google. Et l’outil a aussi affiné sa méthode de collecte entre les deux versions : la baisse est donc à lire comme une tendance forte, pas comme une mesure exacte.
Ce que montre mon étude Google vs IA
Sur 29 requêtes du type « meilleur logiciel de gestion + métier », j’ai comparé les recommandations du mode IA de Google, de ChatGPT et de Claude au top 5 de Google. Seuls 12 % des logiciels recommandés ont leur propre site dans ce top 5. Mais 57 % sont cités dans au moins une des pages du top 5, et 71 % quand deux ou trois IA les recommandent.
Le chiffre clé
57 % des logiciels recommandés par les IA sont cités dans au moins une page du top 5 de Google, alors que seuls 12 % y figurent avec leur propre site. Source : étude Google vs IA d’Arnaud Gautier, octobre 2026, échantillon pilote de 29 requêtes.
Autrement dit, les IA semblent piocher dans les pages qui se classent (comparatifs, comparateurs, médias) bien plus qu’elles ne recommandent les sites qui se classent eux-mêmes. Les limites sont réelles : échantillon pilote, réponses d’IA variables d’une fois à l’autre, photo à un instant donné, et corrélation n’est pas causalité.
Vous êtes jugé sur des requêtes que vous ne suivez pas
Votre outil de suivi de positions surveille vos mots-clés. Le fan-out, lui, évalue vos pages sur des sous-requêtes que vous ne voyez pas, qui changent à chaque recherche.
La bonne unité de travail n’est donc plus le mot-clé isolé, mais la question complète et toutes ses ramifications. Une page qui couvre la plupart des facettes d’un sujet a mécaniquement plus d’occasions d’être retenue.

Vos pages sont-elles retenues par les IA ?
En 30 minutes, on regarde ensemble comment ChatGPT et le mode IA de Google répondent aux questions de vos clients, et quelles facettes de votre sujet votre site laisse aujourd’hui à vos concurrents.

Comment optimiser vos contenus pour le query fan-out ?
Bonne nouvelle : il n’existe pas de SEO pour le query fan-out à part. C’est du bon référencement, appliqué avec plus d’exigence sur la couverture du sujet. Quand je vois certains experts qui ne font plus que du GEO, ça me hérisse les poils.
1. Partez de la question complète
Avant d’écrire, listez toutes les sous-questions que votre cible se pose. Plusieurs sources pour les trouver :
- posez la question au mode IA de Google et à ChatGPT, et notez les angles traités et les sources citées ;
- relevez les « Autres questions posées » dans les résultats de Google ;
- filtrez dans la Search Console les requêtes longues, celles de plus de cinq mots ;
- reprenez les questions entendues en rendez-vous commercial ou au support : ce sont souvent les plus proches de l’achat.
2. Couvrez votre sujet sous tous ses angles
Google récompense les sites qui traitent un seul grand sujet en profondeur. C’est ma façon de travailler : devenir la référence d’un sujet plutôt que de publier du contenu générique pour faire du trafic.
Concrètement, on couvre tout le parcours d’achat : le haut de funnel (le client découvre son problème), le milieu (il compare les solutions) et le bas de funnel (il choisit un prestataire ou un logiciel). Chaque étape génère ses propres sous-requêtes, et chacune doit trouver une réponse sur votre site.
3. Écrivez des passages distincts
Puisque l’IA extrait des passages, chaque section doit pouvoir être lue seule. Un titre H2 ou H3 qui reprend une sous-question, une réponse directe dans les deux premières phrases, puis le détail.
Nommez les choses explicitement. « Notre outil s’en charge » ne veut rien dire hors contexte. « [Votre logiciel] exporte automatiquement les factures vers votre logiciel de comptabilité » répond à une sous-requête précise. Les tableaux de comparaison sont aussi très faciles à reprendre pour une IA.
4. Apportez des infos uniques
Une IA qui synthétise dix pages identiques n’a aucune raison de citer la vôtre plutôt qu’une autre. Ce qui fait la différence : des données propriétaires, des chiffres issus de vos clients, une expérience vécue.
C’est aussi ce que vise Google depuis plusieurs mises à jour anti-spam : les contenus génériques, les faux auteurs et l’absence d’expérience réelle sont pénalisés. On parle d’E-E-A-T, pour expérience, expertise, autorité et confiance.
5. Soyez présent dans les pages des autres
Dans mon étude Google vs IA, le top 5 de Google se compose à 42 % de pages produits d’éditeurs, à 26 % de comparatifs publiés par des éditeurs, à 17 % de comparateurs et à 15 % de médias. Près de six pages sur dix ne sont donc pas des pages produits, et ce sont elles qui alimentent une bonne partie des recommandations.
Être cité dans un comparatif bien classé, référencé sur un comparateur ou mentionné dans un média de votre secteur compte autant que votre propre position. Le netlinking et les relations presse changent d’objectif : l’autorité, mais aussi la présence dans les pages que les IA lisent.
6. Vérifiez que les IA peuvent lire votre site
Le fichier robots.txt ne dit pas tout. En auditant mon propre site, j’ai découvert que les robots d’IA étaient bloqués au niveau du pare-feu, alors que rien ne l’indiquait dans le robots.txt. Un blocage invisible, et une visibilité nulle dans certaines IA.
Vérifiez aussi que votre contenu s’affiche sans JavaScript et que vos informations clés (prix, horaires, fonctionnalités) sont en texte, pas seulement dans une image.
7. Mesurez autrement
Les sous-requêtes de Google sont invisibles et changent d’une recherche à l’autre. Inutile de chercher à les suivre une par une. Constituez plutôt un panel d’une vingtaine de questions clés, testez-les chaque mois sur les principales IA, et notez qui est cité. Certains outils SEO proposent aussi désormais de suivre les citations dans les réponses des IA.
| SEO centré sur le mot-clé | SEO pensé pour le query fan-out | |
|---|---|---|
| Unité de travail | Un mot-clé | Une question et toutes ses sous-questions |
| Objectif | Une position | Une position et des citations |
| Page type | Optimisée pour une requête | Couvre plusieurs facettes, en passages autonomes |
| Netlinking | Gagner de l’autorité | Gagner de l’autorité et des mentions dans les pages qui se classent |
| Mesure | Suivi de positions | Positions, plus citations sur un panel de questions |
Les erreurs à éviter
Créer une page par sous-requête. Cinquante pages quasi identiques ne couvrent pas mieux un sujet. Elles se cannibalisent et ressemblent à du contenu produit à grande échelle, que Google sanctionne.
Coller une FAQ générée par IA en bas de chaque page. Si les réponses sont creuses, vous ajoutez du volume, pas de la valeur.
Abandonner le SEO classique. Les sous-requêtes restent des recherches. Les pages qui y répondent sont celles qui se classent dessus. Le SEO n’est pas mort avec l’IA : il en est le carburant.
Courir après toutes les branches. Le fan-out ne vous oblige pas à parler de tout. Il vous oblige à tout couvrir sur votre sujet, et seulement sur celui-là.
Si vous êtes éditeur de logiciel, c’est souvent sur les pages de bas de funnel (comparaisons, intégrations, pages métiers) que tout se joue. C’est le cœur de mon travail de consultant SEO pour les SaaS. Et si vous préférez monter en compétence vous-même, le coaching SEO sur 30 jours intègre l’IA comme assistant pour cartographier vos sous-questions et produire vos contenus.
Et si on faisait ressortir votre site dans les IA ?
Réservez un appel gratuit avec moi, et discutons ensemble de votre stratégie SEO !

Je réponds à vos questions
Le query fan-out remplace-t-il le SEO classique ?
Non. Les sous-requêtes générées par l’IA sont des recherches comme les autres, et les pages qui y répondent sont celles que Google a bien classées. Le fan-out élargit le terrain de jeu, il ne supprime pas les règles du référencement naturel.
Peut-on voir les sous-requêtes générées par Google ?
Pas directement : Google ne les affiche pas, et elles varient d’une recherche à l’autre. On peut les approcher en observant les angles traités et les sources citées dans les réponses, ou via les requêtes visibles dans certains outils comme ChatGPT en mode recherche.
Combien de sous-requêtes une IA génère-t-elle ?
Il n’y a pas de nombre fixe. Une question simple n’en déclenche aucune, une question complexe peut en générer beaucoup, et Deep Search pousse la logique encore plus loin. Le nombre dépend de la complexité de la question et de l’outil utilisé.
Faut-il créer une page par sous-requête ?
Non. Une sous-requête qui partage l’intention de la question principale se traite dans une section de la même page. Une page dédiée se justifie seulement quand l’intention change vraiment, par exemple une page de comparaison ou une page d’intégration.
Le query fan-out concerne-t-il aussi les AI Overviews ?
Oui. La documentation de Google Search Central précise que les AI Overviews comme le mode IA peuvent utiliser cette technique pour construire leurs réponses.
Le query fan-out avantage-t-il les gros sites ?
Pas forcément. Comme l’IA cherche la meilleure réponse à chaque facette, un site plus modeste peut être retenu s’il traite un angle mieux que les autres. C’est même une vraie opportunité pour les petits sites spécialisés qui connaissent leur sujet à fond.
